III-13 – Retour de bâton LV

 

… dans leurs chroniques et leurs histoires

Les hommes racontent leurs propres opinions

plus que les faits réellement arrivés ;

(Spinoza, Tractatus Théologico-Politicus, La Pléiade, page 762)

 

Et le matin se lève sur une base apaisée, sans aboiements de chefs, course de commandos avec tout l’barda…

 

Ce matin réunion à l’État-Major, mais plus de Pacher, Chenet et autre Rasta.

Ce sont Blanche-Fleur pour Fahrad, Hiroshige pour Kratos, Yasmine pour Digara, Île Joyeuse pour Virène et Hibou de Feu délégué par les Libres Chasseurs, qui représentent Rhéa, avec Socrate comme médiateur. Hiram, Ulrich et Turaan représentent la base terrienne.

Il s’agit de mettre au point le texte officiel à envoyer aux Instances Européennes de la part des Instances Rhéaniennes.

Il y a quelques jours, lors d’une réunion informelle avec Anton Balthus, j’avais invoqué un journal des évènements de ces derniers mois sur notre base et aux alentours, que je m’occupe de tenir avec l’aide de Turaan, Hiram et les autres. Nous avions convenu que le dénouement était proche et il m’avait conseillé d’en préparer une version abrégée, tonique, qui puisse être lue pendant un conseil des ministres par exemple et limitée à une demi-heure. Hier, elle était prête quand il me l’a demandé pour lecture chez un « ami des Arts et Lettres ». C’était l’expression dédaigneuse qu’utilisaient certains à l’égard de l’actuel Président du Conseil Européen, avant qu’il ne se hisse à cette place et leur révèle à quel point ils s’étaient trompé sur son compte.

Ce soir, je la corrige et pense qu’il ne reste plus qu’à y ajouter la touche finale, sans doute dans deux ou trois jours…

Il est quatre heures du matin et mon téléphone sonne, ce ne peut être qu’un des deux ou trois numéros qui sont autorisés à sonner à toute heure… exact, c’est Balthus, et j’hésite un bref instant avant de décrocher : le dénouement aurait-il eu lieu ? Et lequel ?

Au ton de la voix, j’ai deviné dès les premiers mots qu’il était conforme à nos attentes. Donnadieu lui a envoyé un premier papier lui expliquant comment les Rhéaniens ont pris le contrôle de la base, complété par Guzman décrivant l’état actuel des choses. De plus nous avons reçu un document officiel des autorités Rhéaniennes. Ah oui, il y a un décalage horaire variable entre Rhéa et la Terre, puisque les journées sont plus courtes de deux heures sur Rhéa.

Nous nous partageons les tâches, lui va se charger d’avertir les Hautes Autorités Politiques, en leur conseillant de garder le silence, le temps que l’état-major leur diffuse officiellement le même document… enfin sans doute une version revue et corrigée par nos lourdauds de militaires. Nous pensons tous les deux que c’est aujourd’hui que l’État-Major va se passer autour du cou la corde pour se pendre.

Je vais me renseigner en direct auprès de la base, pour terminer mon journal et sa synthèse, avant midi.

Et en attendant d’avoir Turaan, que je viens d’appeler, je relis le document officiel rhéanien.

 

Bonjour, chers amis de la Terre,

Nous gens de Rhéa sommes heureux de pouvoir enfin vous contacter directement, sans que la réalité Rhéanienne soit déformée par quelques myopes en uniforme.

Donc votre base est située dans ce que nous appelons les Grandes Forêt et Prairie, en abrégé les Grandes.

Cette partie de notre continent, qui en occupe plus des trois-quarts est cohabitée par les Libres Chasseurs. Elle est vouée à rester libre de toute agriculture, élevage et industrie. Vous pouvez bien sûr agrandir votre base, suivant les besoins, mais nous vous demandons – et cela est valable pour tous les terriens, pas seulement les Européens – une suspension de toute ouverture de base supplémentaire, en attendant de futures négociations.

Nous vous remercions d’avoir prévu initialement une mise en quarantaine de ceux que vous envoyez sur Rhéa. Il est regrettable que vos « militaires » n’aient pas respecté cette règle ces derniers temps et nous vous demandons d’y revenir. Nous la compléterons par un stade d’observation d’un mois et vous demanderons de ne pas s’éloigner de la base pendant ce temps. Nous avons nos propres critères pour autoriser un terrien à rester sur Rhéa, basés sur ses motivations et ses buts réels, et nous procéderons donc à une conversation avec tout nouvel arrivant désireux de rester chez nous.

Pour éviter à un terrien de devoir venir sur Rhéa et repartir quinze jours plus tard sur Terre, nous vous proposons que deux à quatre Rhéaniens viennent sur votre base terrienne et discutent avec tout candidat à l’émigration avant son départ. Cela concerne aussi ce que vous appelez le personnel d’ambassade. Bien sûr, même s’il ne répond pas à nos critères, il pourra venir, mais dans ce cas, il ne sera pas autorisé à sortir de la base.

Nous précisons que tout peut être discuté, le seul point sur lequel nous serons inflexible est qu’avant toute action nouvelle sur Rhéa, vous devrez avoir obtenu notre accord.

Par ailleurs, nous devons déplorer la mort de trois Rhéaniens tués par des terriens. Ceux qui ont donné les ordres ayant mené à ces meurtres et ceux qui y ont obéi seront placés dans le prochain vaisseau en partance pour la Terre, de même pour ceux qui ont tenté d’assassiner des Rhéaniens.

Pour l’instant, vos concitoyens sont autorisés à circuler avec un armement comparable à celui des Rhéaniens : arme blanche, arc, pistolet avec balle endormisseuse, mais pas plus puissant.

Nous tenons à remercier vos concitoyens qui ont su nous parler et nous convaincre de négocier avec vous.

En particulier, nous avons nommé Mlle Turaan Genxiin citoyenne d’honneur de Rhéa et nous espérons qu’elle ne sera que la première d’une longue liste. Nous souhaitons d’ailleurs proposer à certains de vos concitoyens de venir travailler avec nous, cela fera l’objet de demandes spécifiques.

Mais sinon, nous serions très désireux d’échanger avec vous le maximum d’informations sur nos civilisations respectives, et nous sommes prêts à accueillir tout scientifique comme ceux qui sont déjà sur votre base… et que certains imbéciles voulaient renvoyer chez vous. Nous aimerions bien aussi voir arriver des musiciens.

Ce premier message a été rédigé et cosigné par les représentants de nos différents comtés qui sont déjà sur place :

Blanche Fleur au nom de Fahrad,

Maître Hiroshige au nom de Kratos,

Île Rieuse au nom de Virène,

Yasmine au nom de Digara,

et Hibou de Feu au nom de la Forêt Première et des Grandes.

Médiateur : Socrate

Traductrice : Turaan Genxiin, aidée d’Hiram Donnadieu, Lune Douce et Écureuil Fripon.

Eh bien, ma rieuse étudiante, tu as même dépassé les espoirs que je plaçais en toi ; si nous n’étions pas dans une gérontocratie, tu serais déjà ambassadrice.

Dès cet après-midi, réunion au plus haut sommet autour du Président du Conseil Européen, avec les ministres des affaires étrangères, de la défense, des sciences, le président des cultes et le chef d’État-Major. El Khaled, le directeur du projet Éden y participe ainsi qu’Anton Balthus… et moi, ce qui me surprend, m’inquiète même. Mais je découvre qu’en réalité, nous trois sommes dans un bureau adjacent, où nous assistons à la première partie de la réunion, avant d’intervenir lors de la seconde. Pourquoi cette mise en scène ?

Je comprends vite, le ministre des sciences fait une présentation générale du projet Éden, puis de la création de la base, avant de céder la place au chef d’État-Major qui est invité à décrire les évènements de ces derniers mois. Son laborieux exposé est des plus tendancieux, d’ailleurs certains veulent poser des questions, mais le Président leur demande de se taire jusqu’à la fin de l’exposé du Général Krank. Ce dernier termine par la lecture de la lettre des Autorité Rhéaniennes, enfin d’une version délirante, où ils se vantent d’avoir tué la moitié de la base, nous menacent d’invasion…

Le président des cultes à qui personne ne demandait rien, dès la fin de cette lecture, se lâche et parle de civilisation en péril, de fanatiques païens, athées… mais le Président du Conseil l’interrompt brutalement,

  • Nous en avons assez entendu dans ce style ; je suis ravi de voir que vous êtes de connivence avec le Général Krank. Mais il convient maintenant de revenir à la réalité de ce qui s’est passé ces derniers mois sur cette base et autour. Pour cela je vais commencer par la fin, soit la lecture de la véritable lettre envoyée par ce qu’il convient dorénavant d’appeler les Autorités Rhéaniennes.

Après cette lecture, suivies d’exclamations, le Président se tourne vers le Chef d’État-Major,

  • Général Krank, comment pouvez-vous expliquer que cette lettre, après le passage dans les mains de vos experts, soit devenue le torchon que vous nous avez sorti ?

Krank s’emmêle dans ses explications et

  • Non, le faux vient de chez vous. En conséquence de quoi, vous êtes immédiatement suspendu de vos fonctions et mis aux arrêts. Le sujet est trop grave, il ne s’agit pas de négociations avec un autre état, mais pour la première fois de l’histoire de la Terre, de la rencontre avec une autre civilisation extraterrestre.
  • Je vais demander au directeur du projet Éden, à un de ses collaborateur et au directeur des SR de se joindre à nous.
  • … M. Balthus, un mot sur les trans entre la base et la Terre.
  • … suite à une analyse de la collaboratrice de M. Évremond, Mme Genxiin, qui avait attiré notre attention sur certaines faiblesses de nos réseaux futurs, nous avions prévu et mis sur pied un circuit parallèle de coms…
  • L’existence de ce réseau m’a permis de vérifier jour après jours l’écart grandissant entre le monde rêvé par certains et le monde réel. M. Évremond, présentez vous-même la synthèse que vous avez préparée de ce qui s’est passé ces derniers mois sur notre base et sur Rhéa.

Là j’ai fait un grand numéro en leur racontant une belle histoire. Cela atteint l’épopée à certains moments :

  • « … il est six heures du soir, nous venons d’échouer sur toute la ligne, nous avons tué un couple de cette planète, trois autres ont pris la fuite pour prévenir et rameuter tous les autres et nous n’avons aucun contact pour redresser l’image désastreuse que nous venons de donner et éviter que des milliers de cavaliers nous tombent sur le dos. En trois jours, à l’issue d’une chevauchée épuisante, une gamine de vingt-trois ans va renverser la situation et nouer les premiers contacts… »

J’ai reformulé autrement les initiatives de Donnadieu et d’Odysséus, en les présentant comme de la coopération avec les Rhéaniens. Et suite à une question du ministre de la défense, Anton a précisé,

  • Le commandant Donnadieu a pris des initiatives sans attendre mes ordres, mais je l’avais choisi aussi pour cela et je n’ai finalement pas lieu de m’en plaindre, car cela a permis de sauver sans doute de nombreuses vies. De plus il a ainsi préservé l’avenir. Et ne vous faites pas d’illusion, je vous rappelle la rapidité avec laquelle ces gens, qui ne se déplacent qu’à cheval et n’ont pas de moyens de communication modernes ont agi. Sans lui et Mlle Genxiin, ils auraient frappé quand même, notre base serait entre leurs mains, il y aurait de nombreux morts sur le terrain et un gouffre entre eux et nous.

Le Président a insisté sur ce dernier point, et devant le scepticisme du ministre de la défense, Anton l’a développé, en montrant comment ils prévoyaient de prendre le contrôle de la base, s’ils avaient dû se passer de nos armes. Et le Président a conclu,

  • Et comme d’autres Régions Terriennes vont, dans les mois qui viennent, mettre leur gain de sel – cette découverte scientifique ne restera pas secrète encore très longtemps – l’Europe aurait été hors-jeu. Les autres puissances sauront bien exploiter nos moindres faux-pas, même si elles auraient fait dix fois pire à notre place. Là, nous sommes en tête, et je vous rappelle la phrase de nos interlocuteurs Rhéaniens « mais nous vous demandons – et cela est valable pour tous les terriens, pas seulement les Européens – une suspension de toute ouverture de base supplémentaire. » Donc nous sommes sans concurrence, enfin si les autres puissances suivent ces recommandations. Et dans tous les cas, cela nous donne un argument pour limiter la diffusion de cette technique.

Ensuite, une discussion à bâtons rompus a suivi.

À un moment le ministre de la défense a voulu justifier les actions entreprises par ses militaires,

  • Ils ont pensé, comme Machiavel, que la fin justifie les moyens.
  • Ma collaboratrice, Turaan Genxiin, avait l’habitude d’ajouter que Machiavel avait une idée précise des fins à atteindre.

Le ministre a confessé que « il est exact que certains militaires ont pratiqué une forme de fuite en avant ».

Vers la fin le président des cultes qui était resté très silencieux jusque-là, a craché son venin,

  • Il n’est pas étonnant que monsieur Évremond ait si bien mis en valeur l’action de Mlle Genxiin, elle est sa maîtresse.
  • Ah, je vois que votre police est bien faite. Vous avez aussi la liste des maîtresses et amants des autres personnes de cette réunion, dont la vôtre ? Sinon, je peux donner au moins celle-là, votre femme sera heureuse de la connaître.

Là, Anton l’a renvoyé dans les cordes, mais comme nous avions supposé possible que cela soit évoqué, il s’est tourné vers moi et,

  • Elric, si vous souhaitez répondre ?
  • Oui, pour Turaan. Je rappelle qu’elle comme moi sommes célibataires. Sinon, c’est une jeune femme remarquable et il est difficile de ne pas l’apprécier quand on travaille avec elle. Et c’est une passionnée à laquelle il est difficile de résister. Mais je l’avais choisi avant cela et elle n’a rien gagné à ce que nous ayons une relation plus intime ; au contraire cela l’a desservie. Cela a toujours été invoqué comme un argument par ceux que ses réelles qualités gênaient, ceux qui dans un groupe coupent les têtes qui dépassent. Toujours est-il que vous pouvez remercier une jeune fille de vingt-trois ans d’avoir eu plus de courage, d’intelligence et d’esprit de décision que certains responsables. Grâce à elle, nous avons un contact fiable et au plus haut niveau avec la civilisation de Rhéa. Elle a permis de rattraper les bourdes de certains, d’éviter que l’irrémédiable se produise, elle a l’oreille des habitants de Rhéa et a déjà été capable d’établir une première synthèse sur la civilisation de Rhéa qui est, bien sûr, encore très schématique, mais remarquable vu les conditions dans lesquelles elle l’a rédigée. C’est l’un des documents qui va vous être fourni. Je pense que son recrutement a été la plus brillante intuition de ma carrière.

Bon, Turaan serait là, elle aurait ri et ajouté « Elric, vous avez donc oublié ce petit cocktail que vous m’avez servi à l’issue de notre deuxième rencontre ».

Le ministre des affaires étrangères a souri,

  • Au vu des résultats qu’elle a obtenus, une réforme profonde du recrutement des ambassadeurs serait peut-être à envisager. Je ne vois pas quels ennuis particuliers nous avons. Nous avons des contacts fiables sur Rhéa, et il faut donc procéder comme normalement pour des diplomates. Nous devons faire plus ample connaissance, procéder à des échanges, provoquer leur intérêt et le reste suivra.
  • Ils expulsent nos soldats.
  • Non, ils les désarment ; et même pas, après négociation avec le capitaine Guzman, ils se sont contentés de limiter leur armement. Quant à ceux qui ont assassiné trois des leurs ou commandité cet acte, ils se contentent de les expulser.

Le président du Conseil a tranché,

  • Messieurs, arrêtons de jouer les vierges effarouchées ! Avions-nous leur accord pour l’établissement d’une tête de pont militaire chez eux ? Non ! Envoyez donc un commando armé occuper un hectare dans les Rocheuses et même si les Rocheuses sont inhabitées, vous verrez la réaction américaine ! Je crois que ces messieurs ont vu juste, nous ne sommes pas arrivés sur une île déserte. Et retenons pour l’avenir la rapidité avec laquelle ces gens ont agi. Provisoirement, je propose de suivre la proposition de Monsieur El-Khaled, nommer le capitaine Guzman directeur de la base, et monsieur Donnadieu et Mlle Genxiin chargés des contacts dans les domaines militaire et civil sur Rhéa, pour les prochaines semaines, le temps que nous annoncions cette découverte, que l’explosion qui s’ensuivra retombe et qu’on puisse former une équipe qui sera chargée d’entamer des négociations et de préparer un accord. Monsieur le ministre de l’information, sur cette annonce publique ?
  • Monsieur El-Khaled m’a déjà envoyé quelques petites interviews qui iraient bien. Il ne faut pas oublier que le direct est impossible. Donc je propose une annonce courte d’une heure pour commencer. Et pour la com, mettre en valeur une jeune des minorités visibles et un militaire baroudeur est très consensuel.

  • Pour consoler nos militaires, je rappellerai qu’il existe un moyen bien plus efficace que les armes de conquérir Rhéa ?
  • Oui ?
  • Faire des habitants de Rhéa des consommateurs ; l’industrie et le commerce, voilà des armes auxquelles nul ne résiste !
  • Ajoutez-y la médecine.
  • Tout à fait.
  • Pour une fois je suis entièrement d’accord.
  • Là-dessus, je veux bien parier ce qu’on veut.
  • Je crois que c’est le mot de la fin. Vous faites la moue M. Évremond ?
  • Président, bien des millénaires d’histoire passée devraient m’inciter à penser la même chose que vous, mais je parierais que cette planète peut nous réserver une dernière surprise sur ce point.

Au moment où tous partaient le président du conseil m’a retenu, et une fois que nous sommes restés seuls,

  • D’abord un avertissement : pour votre protégée, demain sera son jour de gloire, mais certains ne lui pardonneront jamais. Lors de son retour sur terre je ne donnerais pas cher de sa vie.
  • Vous avez entièrement raison Président, elle n’oubliera d’ailleurs pas de sitôt que certains responsables ont envoyé des commandos l’assassiner. Elle ne reviendra pas sur Terre et elle a maintenant d’autres protections que la mienne, mais je la préviendrai.
  • Et sinon Balthus m’a glissé un mot sur une demande pour une petite base de recherches sur le tunnel établie sur Rhéa ?
  • Les Rhéaniens, avaient remarqué depuis longtemps des phénomènes étranges sur certains sites comme celui où débouchait notre tunnel  ; et cela serait associé à certaines capacités particulières sur lesquelles Turaan n’a rien voulu me dire de plus, « car on ne peut y croire si on n’y assiste pas ». Mais cela a fait cogiter notre physicien qui va procéder bientôt à des expériences avec eux.
  • Capacités particulières ? Cela me fait penser à la rapidité avec laquelle ces gens se sont mis en mouvement, sans moyens de communication modernes. Nous avez-vous tout dit ?
  • Rien de concluant pour l’instant ?
  • Pas encore, mais de bons espoirs.
  • Gardons ce joker dans notre manche. Rien sur ce sujet pour l’instant dans nos annonces, si cela marche, cela pourrait devenir un avantage décisif en face d’autres régions, qui voudraient court-circuiter les accords en cours, et se passer de nous, et des Rhéaniens.

 

À suivre : Coucou, me revoilà.

Illustration : Sioux war Council, Georges Catlin

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