À force de se polariser sur le rationnel et le rapport aux choses, nous ne comprenons plus rien à l’homme et aux émotions qui le dominent et le font agir. Il suffit de suivre tous les évènements politiques qui se succèdent pour voir que la rationalité n’explique rien et que la morale ne sert pas à grand-chose.

Pourquoi à l’âge de l’écologie ? Parce que l’écologie dans le meilleur sens du terme, consiste à penser le vivant en relation avec ce qui le fait vivre ; et il est temps de replacer notre existence psychique, (notre esprit, dit-on, en sous-entendant un dédoublement qui pose problème), dans son environnement. L’activité psychique est une activité qui s’exerce en relation.

0 – Introduction

Page 20 : l’être vivant fait partie de la nature, et le sujet connaissant (notre moi), la transcende…en pensée, mais pas en fait, ce qu’il oublie trop souvent.

Page 21 : nous nous flattons de notre rationalité… mais ne savons pas où elle nous mène.

Page 29 : il y a des hommes parce qu’il y a d’abord des relations entre eux… il y a économie parce qu’il y a d’abord société…

Page 34 : Spinoza : un corps qui n’est pas affecté (par ce qui l’entoure) ne peut exister.

Page 37 : a symbiotic view of life : we have never been individuals.

Page 38 : être n’est pas un état, c’est une activité.

Page 39 : Coproduction conditionnée : dans le bouddhisme, tous les phénomènes sont composés et interdépendants, que ce soient les objets physiques, les sensations, les perceptions, la pensée, la conscience.

Page 40 : nous sommes affectés (et pas seulement informés) par un évènement extérieur ; il nous modifie, et la notion d’essence humaine se dissout, révélant sa vacuité.

Page 41 : notre psychisme (esprit) n’a pas d’existence substantielle indépendante de son milieu de vie.

Page 47 : chacun serait déjà pourvu d’un noyau d’être constituant son identité. Mais certaines maladies mentales prouvent que cela n’est pas sûr. Notre psychisme peut disparaître dans le néant ou au moins errer en des lieux obscurs et ruisselants d’ennui.

Page 51 : se souvenir de soi, c’est de souvenir d’autre chose que soi : …

(extrait de : L’Homme, une espèce déboussolée – Anthropologie générale à l’âge de l’écologie, de François Flahault, chez Fayard, 2018)

Illustration : L’arche de Noé, Marc Chagall, 1961-1966, Musée Marc Chagall, Nice.

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