Chevauchées dans les steppes

De la Terre à Rhéa : deuxième partie

(Rhéa, 2788 – Socrate, Turaan et les autres)

19 – Bronichou

(automne 2788)

 

C’est une expérience éternelle

que tout homme qui a du pouvoir

est porté à en abuser ;

il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites.

(Montesquieu, De l’Esprit des Lois 1748)

 

 

Ça y est le transfert est terminé, je relâche la tension, repasse en automatique, petite pause avant de foncer vers mon cheval… quelqu’un rentre, du coin de l’œil je crois reconnaître le Sylvain, il me veut quoi ? Merde… un pistolet endormisseur, j’me suis fait couillonner, Mélamiel, ma belle, je ne te rejoindrai pas ce soir…

Je sors de ce sommeil provoqué l’esprit vaseux, avec des images du passé qui reviennent en boucle.

C’étaient des jours sombres, les croyances éphémères envahissaient nos espaces ; les sonneries de portables brisaient les rêveries et tous se renvoyaient à la tête les idées mal mâchées.

Les bruits des musiques d’ambiance obligatoires et des télés nous brouillaient le jour durant.

Les bruits des idées-mêmes saturaient nos cerveaux jusque dans nos nuits, émiettant toute pensée personnelle.

Très jeune, je me suis esquivé loin de ces bruitages. J’y échappai sans y penser pendant mes enfances, ces étés passés chez des grands-parents exilés intérieurs dans leurs Alpes du Sud. Puis pendant l’adolescence, de plus en plus consciemment, m’évadant dans les mathématiques – petit rêveur d’abstractions – et la compagnie accueillante des grandes filles que je côtoyais au lycée.

Ensuite, jeune génie des mathématiques, je m’étais lancé dans la dernière aventure qui restait, le défrichage de nouveaux mondes physiques. Ma carrière a été stoppée nette quand on m’a refusé mon article qui démontait et jetait un sérieux doute sur les procédures semi-automatiques qui font des maths à notre place depuis un siècle ; enfin surtout quand j’ai orchestré tout un tapage médiatique autour de cet article censuré. J’ai rebondi en obtenant pour prix de mon silence une place sur ce projet.

C’était dans un autre monde.

Je me réveille dans un baraquement où nous sommes entassés les uns sur les autres. Oh quelle surprise, tous les civils sont là, même Hannah et Angela ? On m’explique vite fait, ils nous ont tous entassés là pour nous évacuer dès la semaine prochaine. Pour Hannah, j’ai d’abord pensé que c’était une ruse pour qu’on ne soupçonne pas qu’elle nous a trahi ; c’est peut-être vrai, mais elle a tenté de me faire des confidences à demi-mots, simplement dans une telle promiscuité, ce n’était guère possible. Angela n’est là que parce qu’elle s’est battue avec les militaires qui voulaient emporter Francesco – c’est beau l’amour ! et ils l’ont jeté avec nous, par jalousie sans doute – Comment ! Elle préfère ce petit brun jovial, un peu rondouillard et qui cause trop bien, à nous autres, les Rambo musclés et virils ! Il ne manque que Myriam, chargée de l’écurie et cela me fait sourire, car elle fait partie des esprits les plus libres de la Base et des plus réfractaires à l’idéologie de nos militaires, même si elle a la sagesse de ne pas le revendiquer trop haut.

Sinon, évacué sur Terre, avec Mélamiel ici ? Plutôt crever !

Ils ont aussi arrêté Hiram mais l’ont vite relâché, après avoir fait une fouille soi-disant discrète de son domaine. Ils ont sorti du chapeau un nouveau chef nommé Pacher qui coiffe Chenet et Rasta et semble décidé à n’écouter que lui.

Les arrestations ne se sont pas passées toutes seules, ils ont dû endormir presque tous les civils et même certains militaires.

Une journée est passée, ils doivent nous évacuer au plus vite, puis la deuxième est bien entamée et nous commençons sérieusement à suer dans notre jus. Pendant ce temps le Pacher, rendu furieux par la mauvaise volonté des militaires qui nous connaissent, fait faire des exercices commandos et des raids dans la prairie depuis deux jours sans discontinuer – la pollution terrienne a débarqué !

Alors, après l’arrivée d’une bouffe merdique pour le repas de midi, nous décidons que nous n’avons plus rien à perdre et commençons méthodiquement à casser notre baraquement. Tout en y participant énergiquement, je n’arrête pas de m’engueuler intérieurement, avec mes atermoiements, mes espoirs chimériques, j’ai raté le coche, quarante de plus ont débarqué, je suis toujours enfermé, Mélamiel est seule dans la Prairie, sans rien à bouffer en plus.

Dehors les soldats de garde hésitent en attendant les consignes, surtout que les trois-quarts sont à l’extérieur de la base en train de crapahuter.

  • Les nouveaux, vous vouliez vous occuper ? Tiens André, puisque vous n’êtes pas de sortie, prend ton équipe et va calmer les civils qui sont en train de casser leur baraque.
  • Je sais comment faire, je reviens avec mon matériel.

Et voilà le André qui revient… avec un fouet neuronique ! William et moi qui venons juste de rentrer de manoeuvre (?!?!), on se regarde atterrés. C’est ça les nouveaux durs ?

Une équipe de nouveaux arrive, ils ouvrent la porte à grands coups de tatanes, ils se déversent dans la pièce et se mettent à nous frapper à coup de battes ! Leur chef repère Hannah qui est en train de les traiter de fous, il sort un fouet neuronique, merde…

  • Les filles, vous savez ce qu’ils font ces cons, aux civils ?
  • Il faut les arrêter, mais le nouveau chef va jamais nous écouter, Sebastian et moi.
  • J’y vais, moi il m’écoutera, dit Nadine,
  • Je t’accompagne, décide Myriam.
  • Et moi aussi, enchaîne une nouvelle, une jeune très sympa, Gunhild, qui était avec nous à causer.

De longues minutes sont passées, il est en train de s’acharner en particulier sur Hannah ; il veut quoi ? qu’elle se mette à genoux et le supplie, alors là, quoi que je puisse penser de son double-jeu, elle est trop fière pour ça… d’ailleurs elle vient de lui cracher entre deux hurlements de douleur « plutôt crever, ordure », quand une jeune, Gunhild, la nouvelle conductrice du 4×4, débouche dans la salle et lui arrache carrément le fouet des mains. Il n’a pas le temps de réagir car elle est suivie dans la foulée par Pacher le nouveau chef, suivi de Chenet ; les coups s’arrêtent. Gunhild se penche sur Hannah, lui saisit les mains, il lui faut plusieurs minutes pour qu’elle arrête de trembler et que les douleurs se calment. Pendant ce temps, j’entends dehors les chefs qui demandent aux subordonnés trop zélés ce qu’ils fabriquaient, enfin ils sont en train de leur passer une soufflante. Un truc classique de chef : laisser les subordonnés faire des saloperies, en leur donnant le feu vert de manière ambiguë, puis les punir ensuite. J’entends encore Turaan nous expliquer cette technique tirée du Prince de Machiavel. Bon, réflexion faite, je me demande s’ils ont calculé quoi que ce soit, Machiavel  c’est trop au-dessus d’eux !

Une nuit est passée, ils ont jeté tout notre matériel et notre documentation dans des baraquements entassés dans un coin du camp, isolés du reste par la même barrière que celle qu’ils installent à l’extérieur, les civils y sont serrés comme des sardines en boite, faut laisser la place pour les nouveaux. Seuls Hannah et moi y avons échappé et récupéré notre baraquement d’origine. Je comprends maintenant pleinement ce que disait Turaan quand elle affirmait que nous étions dans une aristocratie, enfin une ploutocratie sous la triple bannière du fric, du sabre et de l’encensoir… sauf que le sabre est remplacé par le fouet neuronique et l’encensoir par le bourrage de crâne ! Nous croyons être libres, mais quand notre comportement dévie de la norme, même involontairement, nous tombons sur le silence radio, ou les coups. Cette base en est le modèle avec les barrières électromagnétiques invisibles qu’ils sont en train d’installer. Tu vois la prairie, regarder c’est permis, mais si tu cours vers elle, tu reçois une châtaigne telle en passant entre les mâts que tu retombes en arrière et découvre l’espace d’un instant la prison invisible dans laquelle tu te trouves.

Pourquoi j’ai un traitement de faveur ? Parce que d’après les échos que j’en ai eu, les spécialistes militaires qui ont commencé à faire joujou depuis trois jours avec le Transiteur suent sang et eau et ne comprennent pas grand-chose au comportement des vaisseaux-robots qui nous servent à tester les paramètres.

Ils ont aussi découvert l’existence d’Angela ; elle est restée avec Francesco, les nouveaux ne sachant pas à quoi elle servait (?!) et ils ont soudain eu besoin d’elle pour la mise au point du système de surveillance par cameras. Engueulade entre Chenet qui croyait qu’elle avait retrouvé son bureau et les nouveaux, engueulade entre eux quand il a fallu retrouver son matériel, ordi et le reste, reconstruction de son bureau, refus de sa part de bosser tant que Francesco restait de l’autre côté, menaces… finalement, elle héberge Francesco – ils sont un peu serrés, je ne crois pas qu’ils s’en plaindront, mais il n’a pas encore pu retrouver son matériel… ils ont dû prendre son télescope pour un nouveau modèle de bazooka !

Là-dessus, nous étions en train de discuter, nous les civils « libérés », quand passe Hannah.

Elle avait été évacuée vers l’hôpital. Elle en est sortie le jour suivant, malgré l’avis du médecin. Elle a aussi récupéré son labo, à l’extérieur de notre ghetto. Depuis, elle n’a plus parlé, envahie par une rage froide, mais là, elle semble moins tendue,

  • Hannah, tu t’en remets ?
  • Je suis mal placé pour me plaindre, j’ai eu ma récompense… Quand on est assez conne pour croire aux promesses de Chenet, faut pas venir se plaindre après.

Elle nous a regardé avec un léger sourire, et

  • Hiram le savait, donc vous aussi sans doute.

Nous n’avons pas trop su quoi répondre, sauf Angela,

  • Ils le savaient, mais l’amour excuse tous les aveuglements.
  • Les militaires venus avec nous, on s’en plaignait, mais alors les nouveaux !
  • Justement, j’ai vu ça quand j’ai voulu reprendre mes prévisions météo ce matin, c’est affolant ils n’ont toujours pas compris qu’ils sont sur une autre planète. Je suppose que vous n’allez pas leur donner des cours comme au début ; instruire ses tortionnaires, c’est un peu fort de café, pourtant ils auraient besoin de comprendre un peu mieux dans quoi ils ont mis les pieds.
  • Tu le ferais toi ?
  • Je ne l’avais même pas fait au début, j’étais tellement imbue de ma supériorité ; mais avec le flot de bêtises qu’ils m’ont sorti ce matin, surtout qu’il y en a comme Gunhild qui ne demandent qu’à apprendre, et qui ne sont pas plus bêtes que moi… tout compte fait je tenterai bien, ça m’aiderait y à voir plus clair, à moi aussi.
  • Hannah si tu le fais, je veux bien y participer, a lancé Francesco.

Ce soir au réfectoire, entre le fromage et le dessert (boff), Hannah et Francesco ont demandé l’attention de la soldatesque (les chefs mangent à part – faut pas mélanger les torchons et les serviettes, ce qui leur a évité de devoir nous interrompre) et elle leur a annoncé qu’après le repas, ils donneront quelques cours sur cette planète, comme nous l’avions fait pour ceux arrivés en même temps que nous. Cela aura lieu dans le réfectoire, qui est le seul local collectif disponible et dès que le repas sera terminé (comme ça les chefs auront moins de temps pour mettre leur grain de sel).

Après le repas, nous avons sorti le tableau, mis en place un projo, pendant qu’Hannah commençait une présentation générale de Rhéa. Sur les quarante nouveaux, il y en avait une bonne vingtaine qui était restés et la plupart de la dizaine arrivée entre temps, comme Felipe, Myriam et Angela.

  • Eh bien cela a plus de succès que prévu,
  • Si Hannah avait annoncé qu’elle faisait la conférence en bikini, vous auriez fait salle comble, a plaisanté Gunhild qui m’aide à régler le projo.
  • Oui, t’as tout saisi, ils regardent plus mes fesses que mes dessins, a constaté résignée Hannah, mais il en restera bien quelque chose.

Mais au bout de dix minutes, Pacher débouche dans le réfectoire et

  • Rentrez chez vous, exécution, cette conférence est interdite.
  • Instruire les gens est interdit, quand ils sont militaires ?

Demande Hannah avec un grand sourire,

  • Il fallait me demander l’autorisation avant.
  • Eh bien je vous demande l’autorisation maintenant de faire une conférence où nous présenterons la planète sur laquelle ces jeunes gens se trouvent depuis quelques jours ; parce que vraiment, je ne voudrais pas dire, mais la plupart n’ont toujours pas compris pourquoi leur portable ne passe plus, ni pourquoi le GPS ne marche pas.
  • N’ont pas besoin pour c’qu’on leur demande, et faut qu’ils s’couchent tôt, marche commando avec départ avant l’aube demain matin !
  • Quelle chance ils ont, il y a des jours où nous regrettons vraiment de ne pas être dans l’armée.

a persiflé Hannah et là-dessus dans le fond, un a lancé « Ils embauchent pas dans la météo ? ». Pacher s’est tourné furieux mais subrepticement, Gunhild a éteint les lumières au même moment ; et un autre a enchaîné « ouais là-bas, les chefs elles sont plus mignonnes, hein » et de l’autre bout du réfectoire, mais bien fort « et surtout moins cons qu’les nôtres !' » et ils se sont tous éclipsés comme une volée de moineaux. Felipe m’a glissé « ce coup de gueule de ce con de colon, ça va marquer, il va peut-être avoir des surprises ces prochains jours », et Gunhild a dit à l’oreille d’Hannah « t’as vu, ils se sont aussi rendu compte que t’es plus intelligente que leurs chefs, leur cas n’est pas désespéré ».

Le lendemain, Pacher les a fait marcher au pas commando toute la journée sans bouffer et sans pause, il les a essorés, est rentré très content et le soir et au rassemblement, leur a sonné les cloches pendant dix minutes, mais juste avant la dispersion, le capitaine Ulrich Guzman, qui est un nouveau, mais nettement au-dessus de la moyenne des officiers d’ici, et qui était resté sur la base, s’est penché à l’oreille de Pacher, qui du coup a fait la grimace et a craché à Daniélou,

  • Adjudant, faites l’appel !

  • Benezech !

Silence qui se prolonge,

  • Pierre Benezech,

a gueulé comme un veau le juteux, mais rien n’a bougé.

Guzman a demandé à ses trois compagnons de chambrée, qui ont bien certifié qu’il était avec eux ce matin au départ de la base mais

  • Mon capitaine, une fois mis le casque sur la tête, pas moyen de reconnaître qui que ce soit,
  • Surtout que les voix sont déformées et puis lui, il n’est pas spécialement grand, petit ou gros….
  • Et comme il n’y a pas eu de pause et qu’on a gardé le casque toute la journée…

Après un silence,

  • Continuez l’appel !

Sebastian et William se sont aussi évanouis dans la nature pendant cette fameuse marche, et un nouveau qui s’était plaint de bizutage – mais que les chefs avaient traité de femmelette – sans doute quand ils ont traversé les bois au nord ou peut-être les bosquets au sud…

Guzman qui a l’œil avait bien repéré ces quatre absents, Felipe avait vu juste hier soir.

Le lendemain Chenet a expliqué à Hannah qu’elle pouvait reprendre ses conférences (enfin sans Francesco), ils lâchent du lest .

Les jours suivants, ils se sont contentés de marche dans la plaine, et tous en rang pour éviter toute évaporation au soleil automnal…

Et toi, ma Mélamiel, que deviens-tu ? Mon trésor, as-tu trouvé refuge chez les Rhéaniens ou vais-je te voir revenir, menottée, un de ces soirs ? Ils avaient lancé plusieurs équipes à ta recherche, mais après les fuites de l’autre jour, ils les ont toutes faites revenir. Seuls deux qui sont partis à cheval et malheureusement dans la bonne direction, ne sont pas de retour, et toutes les nuits j’imagine le pire et son contraire.

Sinon l’expulsion attendue n’est pas prête d’arriver. Comme de bien entendu, ils n’ont pas pu ouvrir la porte avec suffisamment de puissance ; et cela va durer un certain temps. Je commence à avoir une idée du processus, et après le transport exceptionnel qu’ils ont effectué, il faudra plusieurs semaines pour qu’un nouveau transport soit possible.

Tous mes travaux sur le sujet sont sur une sauvegarde externe, que j’ai mis à l’abri dans notre relais de secours, planqué du côté du vieux camp des Rhéaniens. Je ne regrette pas cette précaution, car ils nous ont fauché tous nos ordis. Ce qui a sauvé pour l’instant Rhéa est leur absence de maîtrise du processus de transfert.

Alors, faut que je me barre au plus vite, avant qu’ils fassent appel à moi, avec un chantage bidon à la clé.

Un autre changement : la coupure du camp en deux parties posait trop de problèmes, pour les rondes et le reste, surtout que de plus en plus de militaires venaient faire la conversation ; et puis il leur fallait des poteaux supplémentaires pour boucher les trous de leur rempart high-tech. Aussi, ils ont enlevé ces barrières intérieures et au final, nous les civils sommes maintenant consignés dans nos labos rétrécis pour la nuit. La journée, nous sommes libres de circuler dans le camp, ce dont nous ne nous privons pas.

A vrai dire, j’aurais plutôt cru qu’ils allaient finir de nous bourrer la gueule et nous attacher jusqu’à notre départ éventuel, mais nous avons tous certaines relations, nous sommes quelque part les délégués d’un clan ou d’un autre et il a fallu nous ménager – surtout que l’histoire des coups de batte et du fouet neuronique est remontée très haut dans le gouvernement européen – ils sont pourtant censé contrôler l’info à l’autre bout, mais il faut croire que certains militaires jouent un double jeu et ménagent leur avenir ! A moins qu’Hiram ait un fusil à triple détente, ce qui serait bien son style.

Par contre, depuis qu’ils ont achevé la mise en place de leur système de clôture, il devient aussi difficile de sortir que d’entrer et ils peuvent nous laisser circuler dans la base. Bémol, Hiram vient de me faire remarquer qu’ils ont manqué de barbelés et qu’il y a des trous, mais nous avons été dérangés sans pouvoir continuer la conversation

Amelia n’a toujours pas reparu, ses deux poursuivants non plus.

Où es-tu, Mélamiel ma belle ?

Rôdes-tu autour de la base ?

Galopes-tu vers Fahrad ?

Tu avais raison de te méfier, pour une fois. Et tu n’avais des vivres que pour deux jours, le sac de vivres le plus important était avec mon cheval.

Heureusement ce soir, pour nous remonter le moral, nous avons appris un truc qui nous a fait hurler de rire : le tour qu’Hannah et Gunhild viennent de jouer à André !

Et ça y est, Hiram et moi avons trouvé un endroit tranquille pour causer.

 

La prochaine fois : Hannah, Gunhild… et Amina

Illustration : Le massacre des innocents de Bruegel l’Ancien, Kunsthistorisches Museum, Vienna. D’après l’article /Massacre_of_the_Innocents_(Bruegel) cette version serait due à son fils Bruegel le Jeune. Les soldats avec les longues piques verticales feraient allusion aux soldats espagnols, et le personnage en noir au milieu du groupe au fond serait peut-être le duc d’Albe, Ferdinand Alvare de Tolède, célèbre pour les atrocités commises pendant qu’il tentait de soumettre les Pays-Bas espagnols.

En prime : ah, que j’aime les militaires

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