Pour résumer, la première impression que donne ce gouvernement est que l’État renforce ses contrôles et diminue ses services.

Rien de neuf dans cet article (la faute à qui ?), mais la remise en perspective de deux mesures récentes :

Renforcement des contrôles de l’État : les impôts locaux ne sont pas remplacés par un impot local plus juste, mais par un versement de l’État aux collectivités, donc accroissement du pouvoir de l’État sur les collectivités locales.

Une frange de nos concitoyens souhaite ce renforcement, à condition que cette poigne s’exerce à l’encontre… de leurs voisins.

Diminution des services : l’aide au logement étudiant. Nos dirigeants proclament que cette aide fonctionne mal, ils n’ont pas tort. On se dit qu’ils vont la réformer ? Non, ils la rabotent de 5% !

Une frange de nos concitoyens souhaite cette diminution des services (tous des fainéants…), mais cette frange diminue à mesure que l’impact de cette diminution les touche de plus près.

Et toujours les mêmes arguments bidons sur le respect de la soi-disant règle des 3% pour la dette publique : je reprends mes réflexions précédentes pour replacer cette litanie dans son contexte historique :

  1. Les Riches depuis plus de quarante ans, ont lutté pour verser de moins en moins aux États (réduction des impôts, évasion fiscale).
  2. Dans le même mouvement, ils ont confisqué le max d’augmentations et de bénéfices, réduisant (relativement) la part des 99% restants. Et cela a, ipso facto, réduit aussi les recettes des États.
  3. Pour éviter une explosion sociale, les États ont remplacé (toujours relativement) les impôts par des emprunts (auprès des Riches et des non-pauvres).
  4. Le système capitaliste (caché sous diverses expressions comme « les lois du marché ») n’est pas un système capable de se réguler tout seul. Donc l’Histoire continue.

Voir par exemple mon article https://patricefaliph.wordpress.com/2017/04/14/de-la-conversion-des-capitalistes-en-riches/

Et plutôt que mes articles, lisez les bouquins auxquels ils renvoient… fainéants !

Illustration : Cornelis Saftleven, figures before a Village Inn, 1642, Rijksmuseum, Amsterdam.

L’homme à gauche est manifestement rond comme une queue de poêle mais il en réclame encore, un dort déjà, les deux musiciens sont perdus dans leurs chansons, le long poignard de l’homme en bleu qui nous tourne le dos annonce des suites fâcheuses, le soi-disant moine est plus occupé par son jeu de cartes que par ses prières, le jeune couple à droite commence des jeux amoureux, derrière un charretier passe… et en arrière-plan la tempête se lève.

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