(Jozef Israëls, Dromen (dolce farniente), 1859, coll. particulière, Amsterdam)

Vous avez toujours rêvé de lever l’ancre, d’écumer les mers avec de joyeux pirates, d’être un fier flibustier, lisez Route de Sang de Salvador Reyes (éditions Phébus, 1992) et suivez la vie brève et forte du jeune Roberto.

Et c’est superbement écrit :

Il faisait encore nuit. En silence, sur la mer d’encre, lourde et plate, la Sainte-Trinité glissait lentement au fil de l’onde, poussée par une faible brise. Tout était enveloppé d’une paix profonde. Les voiles, du trinquet au cacatois, se gonflaient légèrement aux premiers souffles avant-coureurs d’une aube de fraicheur. Les flibustiers, sans un mot, rassemblés sous les vergues, guettaient la côte qu’on devinait dans le petit jour.

 

Et rappelez-vous que toute vie d’homme d’arme se divise équitablement entre des semaines d’ennuis profond et des minutes de panique totale !

(La prise du Kent, puissance navire anglais, par la Confiance, navire français de Robert Surcouf , tableau de Ambroise-Louis Garneray, vers 1850, musée d’histoire de Saint Malo)

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