Il y a quelques mois, j’avais vu passer cet acte de décès sur Bouzigues,

D George Leonastre 1720

 

Marguerite george dite marguerite Combacane veuve de Jon Combacan agée d’environ soixante cinq ans morte le cinquième Janvier mil sept cens vingt et enterrée le lendemain en foy de ce

Portalis prê

On y constate la déclinaison féminine du nom et la date du mois sous forme d’un adjectif ordinal (comme actuellement en anglais ou pour le premier du mois). Je n’avais pas fouillé, car je ne l’avais pas identifiée comme une de mes ancêtres.

Mais en 1701, lors du mariage de mes ancêtres Jean Tirefort et Marguerite Combacane, il est précisé que Marguerite est la fille «de feu Guion Combacan travailleur et de George Leonastre encore vivante « x » du Tatras paroisse de Florentin, diocèse de Rodez», le « x » pour un terme que je n’ai pas encore élucidé.

M Tirefort Jean Marguerite Cambacan 1701-1
Donc c’est George Leonastre, mais le curé troublé lui a attribué le nom de son défunt mari – ce nom de Leonastre (aussi orthographié Leobastre) étant totalement inconnu à Bouzigues, et Guion est devenu, après des hésitations, Jon.

Je ne suis pas allé plus loin car les registres de Florentin en Aveyron ne commencent qu’en 1720; là aussi, il faudrait se plonger dans les actes notariés, mais il faudra d’abord que je m’améliore en paléographie.
Quand aux prénoms bisexués, c’est fréquent à l’époque. Ainsi dans le Comtat Venaissin où je me suis découvert un ancêtre, les Philippe sont féminins au 17e siècle, et les Andrée se déclinent en Drinette ! On y trouve pas mal d’actes en latin (le Comtat Venaissin ne fera partie de la France qu’à la Révolution) mais par contre des précisions sur la forme locale du prénom, par exemple : Dominique (vulgo Doumengue).

Et comme je l’avais déjà signalé, sur Bouzigues au début du 17e siècle, on trouve la variante Hillary pour Hilaire, prénom masculin !

cassini bouzigues

(Bouzigues sur la carte de Cassini)

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